Anesthésiste-réanimateur libéral 2026 : redevance clinique, CARMF et fiscalité

Guide complet de l'anesthésiste-réanimateur libéral 2026 : BNC ou SELARL/SELASU, redevance versée à la clinique (premier poste de charge, pas d'équipement lourd à amortir), cotisations CARMF, secteur 1/2 et OPTAM-CO, comparatif net à 200 k€ et 350 k€ de recettes, stratégie ARE et 6 pièges à éviter.

Calculez votre net en pocheComparez SASU, EURL, micro-entreprise et plus — gratuit et instantané
Lancer le simulateur →

Vous êtes anesthésiste-réanimateur et vous exercez (ou envisagez d'exercer) en clinique privée plutôt qu'à l'hôpital ? Votre fiscalité ne ressemble à celle d'aucune autre spécialité médicale. La raison tient en un mot : la redevance. À la différence d'un cardiologue ou d'un radiologue qui amortissent un plateau technique lourd, vous n'achetez quasiment aucun équipement : c'est la clinique qui met à disposition le bloc opératoire, le matériel et le personnel. En contrepartie, vous lui reversez une redevance — souvent votre premier poste de charge, qui change profondément l'arbitrage BNC vs société.

Ce guide fait le point sur les règles 2026 pour les anesthésistes libéraux : régime BNC quasi-systématique, cotisations CARMF, secteur 1/2 et la spécificité OPTAM-CO (qui vous concerne, vous, contrairement à la plupart des médecins), traitement fiscal de la redevance de clinique, choix SELARL/SELASU et stratégie ARE pour les praticiens hospitaliers en reconversion.

Profil de l'anesthésiste-réanimateur libéral en 2026

On compte environ 11 500 anesthésistes-réanimateurs en activité en France, dont la majorité sont salariés hospitaliers. En exercice libéral ou mixte (clinique + vacations), on dénombre environ 4 000 à 4 500 praticiens. Les recettes BNC sont parmi les plus élevées de la médecine libérale, avec une forte dispersion selon le volume de blocs et le secteur conventionnel :

  • Activité de bloc en clinique (secteur 1) — recettes 150-250 k€/an, marge nette après redevance ~55-60 %.
  • Activité de bloc en secteur 2 (honoraires libres) — recettes 250-400 k€/an, avec une part de dépassements significative.
  • Réanimation, douleur chronique, gardes mutualisées — revenus complétés par des astreintes et la permanence des soins (PDSES), souvent organisées via une société d'équipe.

Particularité du métier : l'anesthésiste libéral travaille rarement seul. Il fait presque toujours partie d'une équipe d'anesthésie attachée à une ou plusieurs cliniques, qui se répartit les vacations de bloc et organise la permanence des soins (gardes de nuit, week-ends). Cette organisation collective a des conséquences fiscales (mutualisation des charges, SCM, société d'exercice pluripersonnelle).

Pourquoi le BNC est quasi-systématique (loi 90-1258)

Comme tous les médecins conventionnés, les actes d'anesthésie (consultation pré-anesthésique, actes de bloc, surveillance post-interventionnelle) relèvent fiscalement des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). La loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 vous interdit d'exercer votre activité médicale via une SASU ou une EURL classique : seule la Société d'Exercice Libéral (SEL) est autorisée pour exercer en société.

En pratique, quatre options s'offrent à vous :

  • EI BNC réel (déclaration contrôlée 2035) — la forme la plus simple, souvent suffisante car vous n'avez pas d'équipement lourd à amortir : votre principal poste de charge (la redevance) est de toute façon déductible en EI comme en société.
  • SELARL — SEL de forme SARL, gérant TNS (donc CARMF conservée), soumise à l'IS, avec la règle des 10 % du capital pour les dividendes.
  • SELASU — SEL de forme SASU, président assimilé salarié, soumise à l'IS, dividendes en flat tax PFU 31,4 % sans règle des 10 %.
  • SELAS / SCP pluripersonnelle — pour structurer une équipe d'anesthésie qui mutualise recettes et gardes.

Le micro-BNC (abattement forfaitaire 34 %) est théoriquement disponible jusqu'à 77 700 € de recettes, mais quasi-jamais pertinent : un anesthésiste dépasse ce seuil dès ses premières années, et sa redevance de clinique (souvent 10-20 % des honoraires) dépasse déjà une bonne partie de l'abattement de 34 % — le réel BNC est presque toujours gagnant.

La redevance de clinique : le poste de charge n°1

C'est la spécificité fiscale majeure de l'anesthésiste libéral. La clinique met à votre disposition le bloc opératoire, le matériel d'anesthésie (respirateurs, monitorage, consommables), le personnel (IADE, IBODE, brancardiers) et le secrétariat. En échange, vous lui versez une redevance, généralement calculée en pourcentage de vos honoraires encaissés.

Combien et comment

Le taux de redevance varie typiquement de 5 % à 20 % de vos honoraires selon la clinique, les moyens mis à disposition et votre secteur. Pour un anesthésiste à 250 k€ de recettes, une redevance de 12 % représente 30 000 €/an — c'est souvent plus que toutes vos autres charges réunies.

Traitement fiscal

La redevance est intégralement déductible de votre BNC (ou de votre IS si vous exercez en SEL) en tant que charge d'exploitation. Elle apparaît en ligne « locations et charges locatives » ou « honoraires rétrocédés » de votre déclaration 2035 selon sa nature contractuelle.

Point de vigilance TVA : la redevance facturée par la clinique est en principe assujettie à la TVA à 20 % lorsqu'elle rémunère une mise à disposition de moyens (le bloc et le matériel), et non un acte de soin. Comme votre activité médicale est exonérée de TVA (art. 261, 4-1° du CGI), vous ne pouvez pas récupérer cette TVA : la redevance vous coûte donc son montant TTC. Vérifiez le régime exact appliqué par votre clinique sur votre contrat d'exercice.

Conséquence sur l'arbitrage de statut : comme la redevance est déductible quel que soit le statut, l'anesthésiste n'a pas le levier « amortissement d'équipement » qui pousse un radiologue ou un cardiologue vers la société. Le passage en SEL se justifie donc surtout par le niveau de revenu (lissage rémunération/dividendes, IS à taux réduit) et non par la structure de coûts.

Cotisations CARMF 2026 de l'anesthésiste libéral

La CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) couvre la retraite et la prévoyance de tous les médecins libéraux, anesthésistes inclus. Les taux 2026 sont identiques entre spécialités — la différence se fait sur l'assiette (vos revenus BNC N-2). Quatre cotisations sont à provisionner :

1. Retraite de base (RB)

Taux 8,23 % sur la tranche de revenus jusqu'à 1 PASS (~48 060 € en 2026), puis 1,87 % sur la tranche entre 1 et 5 PASS. Pour un anesthésiste à 200 k€ de revenu BNC, la cotisation RB plafonne autour de 6 700 €/an (la part au-delà de 5 PASS n'est pas cotisée en base).

2. Retraite complémentaire (RC) — classes A à G

Cotisation calculée sur le revenu, avec un mécanisme de classes. En 2026, elle représente environ 9,8 % du revenu dans la limite de 3,5 PASS, ce qui place la plupart des anesthésistes (revenus élevés) au plafond, soit de l'ordre de 15 000-16 500 €/an.

3. ASV (Avantage Social Vieillesse)

Régime spécifique aux médecins conventionnés. Composé d'une part forfaitaire (~5 400 €/an) et d'une part proportionnelle aux revenus conventionnés. En secteur 1 ou secteur 2 OPTAM-CO, environ deux tiers de la part forfaitaire sont pris en charge par l'Assurance Maladie. En secteur 2 hors OPTAM-CO, vous payez l'intégralité.

4. Invalidité-décès

Cotisation forfaitaire d'environ 780 €/an en 2026 (toutes spécialités). La couverture étant modeste, la plupart des anesthésistes — métier à risque — la complètent par une prévoyance Madelin individuelle robuste.

À retenir : pour un anesthésiste secteur 2 OPTAM-CO à 200 k€ de revenu BNC, le total CARMF (RB + RC + ASV + ID) avoisine 23 000-26 000 €/an. Ajoutez l'URSSAF maladie (régime Praticien et Auxiliaire Médical Conventionné, PAMC), la CSG/CRDS 9,7 % et les allocations familiales selon vos revenus.

Secteur 1, secteur 2 et OPTAM-CO : la spécificité anesthésiste

Voici le point qui distingue l'anesthésiste de la plupart des autres médecins : l'option de maîtrise tarifaire dont vous relevez n'est pas l'OPTAM « standard », mais l'OPTAM-CO (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée - Chirurgie et Obstétrique). Elle est réservée aux chirurgiens, aux gynécologues-obstétriciens et aux anesthésistes-réanimateurs intervenant dans le champ chirurgical et obstétrical.

Secteur 1 — tarifs opposables

Vous facturez aux tarifs conventionnels. Avantage : une grande partie de vos cotisations sociales (URSSAF maladie, part de l'ASV) est prise en charge par l'Assurance Maladie. Inconvénient : pas de dépassements d'honoraires.

Secteur 2 — honoraires libres

Une part importante des anesthésistes de bloc exerce en secteur 2 et pratique des dépassements. Inconvénient : sans adhésion à l'OPTAM-CO, vous supportez l'intégralité de vos cotisations sociales (URSSAF maladie ~9,75 % sur la part conventionnée, ASV à 100 %), ce qui alourdit nettement vos charges.

OPTAM-CO — le bon compromis

En adhérant à l'OPTAM-CO, vous restez en secteur 2 mais vous vous engagez à maîtriser vos dépassements (taux moyen et taux global plafonnés par rapport à une période de référence). En échange, l'Assurance Maladie prend en charge une partie de vos cotisations sociales (URSSAF maladie réduite, ASV pris en charge aux deux tiers) et vos patients sont mieux remboursés. Pour la grande majorité des anesthésistes de secteur 2, l'OPTAM-CO est fiscalement gagnante dès lors que les dépassements restent dans les bornes de l'engagement.

Ordre de grandeur : un anesthésiste secteur 2 hors OPTAM-CO à 200 k€ de revenu peut payer 10 000 à 14 000 € de cotisations sociales de plus par an qu'un confrère adhérent à l'OPTAM-CO, à revenu identique.

Frais déductibles de l'anesthésiste libéral

Contrairement aux spécialités à plateau technique, l'anesthésiste a peu d'immobilisations à amortir. Ses charges sont dominées par la redevance et les cotisations. Les principaux postes :

  • Redevance de clinique — 5 à 20 % des honoraires (le poste n°1, voir plus haut).
  • RC Pro anesthésie-réanimation — 3 000 à 7 000 €/an, parmi les plus élevées de la médecine libérale en raison du risque vital de la spécialité (couverture recommandée > 8 M€ par sinistre).
  • Cotisation au Conseil de l'Ordre (CNOM) — ~360 €/an, plus la cotisation syndicale (SNARF, SNPHARE ~200-500 €/an).
  • FMC / DPC obligatoire — congrès SFAR, JEPU, ESA/Euroanaesthesia (2 000 à 6 000 €/an).
  • Logiciel et abonnements — dossier d'anesthésie, gestion de la consultation pré-anesthésique, télésecrétariat (1 200 à 4 000 €/an).
  • Petit matériel personnel — échographe portable pour ALR (anesthésie loco-régionale) si vous l'achetez vous-même (8 000-25 000 €, amortissable 5 ans), loupes, tenues.
  • Véhicule et déplacements — barème kilométrique ou frais réels, particulièrement si vous intervenez sur plusieurs sites ou prenez des gardes de nuit.
  • Prévoyance Madelin — déductible en BNC réel uniquement (plafond ~3,75 % du PASS + 7 % de la fraction de revenu entre 1 et 8 PASS).

Rappel TVA : vos actes d'anesthésie sont exonérés de TVA (art. 261, 4-1° du CGI). Vous ne récupérez donc pas la TVA sur vos achats (échographe ALR, informatique). En revanche, une activité annexe non thérapeutique (expertise, formation hors organisme agréé) peut être soumise à TVA au-delà du seuil de franchise (37 500 € en 2026).

SELARL vs SELASU : quel arbitrage pour un anesthésiste ?

Le passage en SEL devient intéressant au-delà de ~180-200 k€ de revenu BNC, principalement pour :

  • Lisser le revenu (rémunération + dividendes différés).
  • Bénéficier de l'IS à taux réduit (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà) plutôt que du barème IR jusqu'à 45 %.
  • Structurer une équipe d'anesthésie (SELAS pluripersonnelle, mise en commun des gardes et de la PDSES).
  • Préparer une transmission ou un départ (exonérations de plus-value art. 238 quindecies CGI).

SELARL — gérant TNS et règle des 10 % du capital

Le gérant majoritaire est TNS : vous conservez votre affiliation CARMF, donc vos droits retraite de médecin. Mais la règle des 10 % impose que les dividendes dépassant 10 % du capital social + primes + apports en compte courant soient assimilés à des revenus d'activité et soumis aux cotisations CARMF (~40-45 %).

Contre-mesure : capitaliser la SELARL (50 à 100 k€) pour relever le plafond des 10 %. C'est plus facile pour un anesthésiste que pour un radiologue, car vous n'avez pas besoin de mobiliser votre trésorerie dans de l'équipement.

SELASU — président assimilé salarié, dividendes en flat tax

Le président est assimilé salarié (régime général, retraite CNAV + AGIRC-ARRCO). Pour un anesthésiste, cela suppose d'abandonner la CARMF — un arbitrage à faire finement selon les droits déjà acquis et l'âge. L'avantage majeur : aucune règle des 10 %, les dividendes sont taxés à la flat tax PFU 31,4 % (18,6 % prélèvements sociaux + 12,8 % IR), quel que soit leur montant.

Cas chiffré : 200 k€ de recettes BNC vs SELASU

Hypothèses : 200 k€ de recettes, dont 28 k€ de redevance de clinique et 12 k€ d'autres charges (RC Pro, FMC, logiciels), soit un bénéfice avant rémunération de 160 k€. Anesthésiste secteur 2 OPTAM-CO, célibataire sans enfant, TMI 41 %.

  • EI BNC — cotisations sociales (CARMF + URSSAF) ~46 k€, IR ~38 k€. Net en poche : ~76 k€/an.
  • SELASU IS — rémunération de présidence 70 k€ brut (cotisations sociales ~31 k€), bénéfice IS ~59 k€ (taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, ~12 k€ d'IS), dividendes nets de PFU 31,4 % sur ~47 k€ = ~32 k€. Net en poche : ~90 k€/an (vs ~76 k€ en BNC), mais avec une retraite régime général (vous abandonnez ~12-15 k€/an de droits CARMF). Différentiel réel ~6-9 k€/an après ajustement retraite.

Verdict : la SELASU devient nettement gagnante au-delà de ~220-250 k€ de recettes, surtout en secteur 2. En dessous, l'EI BNC reste souvent le meilleur compromis simplicité/coût, d'autant que vous n'avez pas d'équipement à financer.

Stratégie ARE + SELASU sans salaire pour un anesthésiste PH

Vous êtes praticien hospitalier (PH) anesthésiste et vous voulez basculer en libéral ? La rupture conventionnelle suivie de l'ARE, combinée à une SELASU sans rémunération, est une stratégie puissante : le revenu de remplacement France Travail est élevé pour un PH en fin de carrière (plafond ARE ~80 k€/an en 2026).

  1. Négocier une rupture conventionnelle (l'indemnité est exonérée d'impôt et de cotisations dans la limite de 2 PASS, soit ~96 k€).
  2. Ouvrir vos droits ARE (~57 % du salaire brut, plafonné).
  3. Créer votre SELASU et vous verser 0 € de rémunération de présidence — vous cumulez ainsi 100 % de votre ARE.
  4. La SELASU encaisse vos honoraires (nets de redevance), paie l'IS au taux réduit, puis vous distribuez des dividendes en flat tax 31,4 % une fois vos droits ARE épuisés.

Sur 24 à 30 mois, un anesthésiste PH peut ainsi cumuler son ARE, son indemnité de rupture et une trésorerie d'entreprise taxée seulement à l'IS — un effet de lissage fiscal très favorable par rapport à une installation directe en BNC. Attention toutefois : sans rémunération de présidence, vous ne validez aucun trimestre de retraite ni droit maladie sur cette période.

6 pièges à éviter pour l'anesthésiste libéral

1. Mal négocier (ou mal qualifier) la redevance de clinique

La redevance est votre premier poste de charge : un point de pourcentage de trop sur 300 k€ d'honoraires, c'est 3 000 € de net en moins chaque année. Faites relire votre contrat d'exercice, vérifiez ce que couvre réellement la redevance (personnel ? consommables ? secrétariat ?) et son régime de TVA. Une redevance « tout compris » à 15 % peut être moins chère qu'une redevance à 10 % qui laisse à votre charge l'IADE et les consommables.

2. Oublier que la TVA sur la redevance n'est pas récupérable

Beaucoup d'anesthésistes raisonnent sur un taux de redevance HT. Comme votre activité est exonérée de TVA, la redevance vous coûte son montant TTC. Intégrez les 20 % de TVA dans votre calcul de marge nette.

3. Rester en secteur 2 sans adhérer à l'OPTAM-CO

C'est l'erreur la plus coûteuse. Sans OPTAM-CO, vous payez l'intégralité de vos cotisations sociales et vos patients sont moins bien remboursés. Si vos dépassements restent maîtrisables, l'adhésion à l'OPTAM-CO vous fait gagner 10 000 à 14 000 €/an de cotisations.

4. Sous-dimensionner le capital de sa SELARL

Créer sa SELARL avec un capital symbolique (5 000 €) plafonne les dividendes « sans surcoût » à 500 €/an via la règle des 10 %. Au-delà, les dividendes sont soumis aux cotisations CARMF (~40-45 %). Capitalisez à 50-100 k€ si vous comptez distribuer.

5. Sous-estimer la régularisation URSSAF / CARMF N+2 en début d'activité

Vos cotisations sont d'abord appelées sur une base provisionnelle, puis régularisées sur vos revenus réels. Pour un anesthésiste qui démarre fort (250 k€ dès la 1re année), la régularisation tombe deux ans plus tard et peut atteindre 20 000-30 000 €. Provisionnez cette trésorerie dès le départ.

6. Confondre SELASU et SASU classique

Une SASU classique est interdite pour exercer la médecine (loi 90-1258). Si une SASU a été créée par erreur, régularisez sans délai en SELASU : à défaut, vous risquez la nullité des actes et un litige avec le Conseil de l'Ordre.

FAQ anesthésiste libéral 2026

La redevance de clinique est-elle vraiment déductible à 100 % ?

Oui, dès lors qu'elle correspond à une contrepartie réelle (mise à disposition du bloc, du matériel, du personnel) et qu'elle figure dans votre contrat d'exercice. Elle se déduit en charge sur votre 2035 (BNC) ou du résultat de votre SEL (IS). En revanche, une redevance manifestement excessive ou sans contrepartie pourrait être requalifiée : gardez votre contrat à jour.

Puis-je rester en BNC à 300 k€ de recettes ou dois-je passer en SELASU ?

Rien ne vous y oblige juridiquement. Mais à 300 k€ de recettes (soit ~250 k€ de bénéfice après redevance et charges), la SELASU peut vous faire économiser 12-18 k€/an grâce à l'IS à taux réduit et au PFU sur les dividendes — à condition d'accepter le passage au régime général (perte de droits CARMF).

OPTAM ou OPTAM-CO : laquelle me concerne ?

En tant qu'anesthésiste-réanimateur intervenant dans le champ chirurgical et obstétrical, vous relevez de l'OPTAM-CO (et non de l'OPTAM « standard » des autres spécialités). Les taux d'engagement de dépassement et la prise en charge des cotisations sont propres à ce dispositif.

Je fais partie d'une équipe d'anesthésie : faut-il une SCM ou une SELAS ?

La SCM (Société Civile de Moyens) ne mutualise que les charges (secrétariat, télésecrétariat, logiciel commun) — chacun garde son BNC. La SELAS pluripersonnelle mutualise aussi les recettes et permet de lisser les gardes et la permanence des soins entre associés. Pour une équipe qui partage réellement l'activité de bloc et la PDSES, la SELAS est généralement plus adaptée.

Les gardes et la permanence des soins (PDSES) sont-elles imposées différemment ?

Non : les forfaits de garde et les indemnités de PDSES versés par l'établissement sont des recettes professionnelles, imposées comme le reste de votre BNC (ou de votre SEL). Veillez simplement à les rattacher au bon exercice et à les déclarer intégralement.

Pour simuler précisément votre net mensuel selon votre secteur conventionnel, votre taux de redevance et votre niveau de recettes, utilisez notre simulateur comparatif de statuts qui intègre les cotisations sociales et l'IS PME 2026.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. Les montants de cotisations CARMF indiqués sont des estimations 2026 — vérifiez les taux définitifs sur carmf.fr et les conditions de l'OPTAM-CO sur ameli.fr. Consultez un expert-comptable spécialisé en professions médicales libérales pour une analyse personnalisée.

Sources officielles

Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif et général. Elles ne constituent pas un conseil fiscal, social ou juridique personnalisé et peuvent évoluer avec la législation. Avant toute décision, vérifiez les règles applicables à votre situation auprès des organismes officiels (URSSAF, impots.gouv.fr) ou d'un expert-comptable.

🧮
Estimez votre net en pocheRésultat instantané — sans inscription
30 k€150 k€
Net mensuel estimé
3 687 €/mois
Affiner ma simulation →

Estimation sur la base des paramètres standards (célibataire, 10 k€ de frais). Le simulateur complet permet d'ajuster tous les paramètres.

Articles associés

FiscalitéDividendes en SASU 2026 : fiscalité, flat tax et optimisationFiscalitéDividendes en EURL 2026 : fiscalité et cotisations SSI expliquéesStatut juridiqueEntrepreneur individuel (EI) 2026 : statut unique, IS/IR et cotisations TNS
← Tous les articles