Que vous déteniez du Bitcoin acheté lors d'un ATH, des ETH stakés sur Lido, ou quelques altcoins achetés par curiosité, une chose est certaine en 2026 : l'administration fiscale française dispose de plus en plus de moyens pour croiser vos revenus crypto avec votre déclaration annuelle. La directive européenne DAC8 (UE 2023/2226) entre en vigueur pour les données de l'année 2026, obligeant Binance, Coinbase, Kraken et tous les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) à transmettre vos informations aux fiscs européens — exactement comme DAC7 l'a fait pour Malt, Upwork et Airbnb depuis 2023.
Pour un freelance qui cumule une activité professionnelle (SASU, EURL, micro-BNC) et des investissements en cryptomonnaies à titre personnel, la bonne nouvelle est que le cadre fiscal est relativement clair depuis la loi de finances 2019 (art. 150 VH bis CGI). La mauvaise nouvelle est que la mécanique de calcul — notamment le prix d'acquisition global (PAG) — surprend presque toujours, et que plusieurs obligations déclaratives sont méconnues (formulaire 2086, 3916-bis). Ce guide couvre tout ce que vous devez savoir en 2026.
Le régime fiscal des actifs numériques en 2026 : art. 150 VH bis CGI
Depuis le 1er janvier 2019, les plus-values réalisées lors de la cession d'actifs numériques par des particuliers résidents fiscaux français sont soumises à un régime spécifique codifié à l'article 150 VH bis du Code général des impôts (CGI). Ce régime s'applique à toutes les cessions à titre onéreux d'actifs numériques : vente de cryptomonnaies contre des euros (ou une autre monnaie fiat), échange d'une crypto contre une autre, achat d'un bien ou service payé en crypto, ou conversion en stablecoin.
Important : l'échange d'une crypto contre une autre (par exemple BTC → ETH) constitue bien un fait générateur d'imposition en droit français depuis 2019. Il n'existe pas de sursis d'imposition entre actifs numériques, contrairement à ce qui existe pour certains produits d'épargne réglementée.
Le taux : PFU 30 % (et non 31,4 %)
Les plus-values sur actifs numériques sont imposées au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, décomposé en :
- 12,8 % d'impôt sur le revenu (IR)
- 17,2 % de prélèvements sociaux (PS)
Notez que ce taux de 30 % est légèrement inférieur au PFU de 31,4 % applicable aux dividendes de SASU ou aux intérêts (qui comprennent 18,6 % de PS au lieu de 17,2 %). La différence provient du taux de prélèvements sociaux : les actifs numériques bénéficient du taux de droit commun des plus-values (17,2 %), alors que les dividendes subissent une cotisation supplémentaire.
Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'IR en cochant la case 2OP de la déclaration 2042. Cette option est globale (elle s'applique à l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values) et irrévocable pour l'année concernée. Elle est avantageuse uniquement si votre TMI est de 0 % ou 11 % sur l'ensemble du foyer fiscal.
Le seuil d'exonération de 305 €
Vos plus-values sur actifs numériques sont exonérées d'IR et de PS si le montant global des cessions réalisées au cours de l'année civile ne dépasse pas 305 €. Il s'agit du total des prix de cession bruts (et non de la plus-value nette), toutes transactions confondues. En dessous de ce seuil, aucune déclaration 2086 n'est requise.
Exemple : vous vendez 0,005 BTC pour 280 € en mars 2026. Vos cessions totales de l'année s'élèvent à 280 €, donc en dessous de 305 €. Vous n'avez rien à déclarer ni à payer, quelle que soit la plus-value réalisée sur cette vente.
En revanche, si vous vendez 0,005 BTC pour 280 € en mars et convertissez 50 USDC contre 50 € en juillet (total cessions = 330 €), vous dépassez le seuil et la totalité des gains de l'année devient imposable. Le seuil n'est pas un abattement : une fois dépassé, tout est imposable.
Comment calculer sa plus-value : le formulaire 2086
La spécificité majeure du régime français est la méthode de calcul imposée par l'article 150 VH bis CGI : vous ne pouvez pas identifier individuellement les crypto achetées à tel prix et revendues à tel autre. Le droit fiscal impose une approche globale de portefeuille.
La formule du Prix d'Acquisition Global (PAG)
La plus-value imposable sur chaque cession est calculée selon la formule suivante :
Plus-value = Prix de cession − (PAG × Prix de cession ÷ Valeur globale du portefeuille)
Où :
- Prix de cession : la somme en euros reçue (ou la valeur en euros des biens/services obtenus)
- PAG (Prix d'Acquisition Global) : le coût total d'acquisition de l'ensemble de votre portefeuille de crypto (somme de tous vos achats, y compris les frais d'acquisition)
- Valeur globale du portefeuille : la valeur de marché totale de toutes vos crypto au moment de la cession
Cette formule implique que chaque cession réduit votre PAG proportionnellement à la fraction cédée de votre portefeuille. Il est donc indispensable de tenir un historique complet de toutes vos transactions depuis le premier achat.
Exemple chiffré complet
Antoine, freelance développeur en SASU, a constitué un portefeuille crypto personnel sur 5 ans :
- PAG (coût total d'acquisition cumulé) : 15 000 €
- Valeur totale du portefeuille au moment de la cession : 40 000 €
- Cession : vente de BTC pour 8 000 €
Calcul de la plus-value imposable :
PV = 8 000 − (15 000 × 8 000 ÷ 40 000) = 8 000 − 3 000 = 5 000 €
Impôt dû (PFU 30 %) : 5 000 × 30 % = 1 500 € (dont 640 € IR + 860 € PS)
Après cette cession, son nouveau PAG est : 15 000 − 3 000 = 12 000 €. Sa prochaine cession repartira de ce PAG mis à jour.
Le formulaire 2086 en pratique
Dès que le total de vos cessions dépasse 305 €, vous devez remplir le formulaire 2086 (Cerfa), joint à votre déclaration 2042. Ce formulaire demande, pour chaque cession de l'année :
- La date de cession
- Le prix de cession en euros
- Le PAG au moment de la cession
- La valeur totale du portefeuille au moment de la cession
- La fraction du PAG à imputer (calcul intermédiaire)
- La plus-value ou moins-value résultante
La totalisation s'effectue en section III du formulaire et est reportée en case 3AN (plus-values) ou 3BN (moins-values) de la déclaration 2042. Les moins-values d'une année sont imputables sur les plus-values de la même année uniquement — elles ne se reportent pas sur les années suivantes, contrairement aux moins-values sur valeurs mobilières classiques.
Outil recommandé : plusieurs logiciels spécialisés (Waltio, Koinly, CoinTracking, Recap) automatisent le calcul du PAG en important vos historiques de transactions depuis les plateformes et génèrent directement le formulaire 2086 pré-rempli. Comptez 50 à 200 €/an selon le volume de transactions.
Mining, staking et airdrops : le régime BNC
Les revenus tirés du minage (mining), du staking ou des airdrops ne relèvent pas du régime des plus-values (art. 150 VH bis CGI). Ils sont qualifiés de revenus professionnels ou accessoires et imposés différemment selon leur caractère habituel ou occasionnel.
Mining et staking : BNC non professionnels ou professionnels
Selon la doctrine BOI-BNC-CHAMP-10-10-20 et la position de la DGFiP, les revenus issus du minage ou du staking sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) lorsque l'activité présente un caractère habituel. La valeur retenue est le cours en euros de la crypto au jour de la réception (ou de l'attribution pour le staking).
En pratique, cela signifie que pour un freelance :
- Staking via Coinbase, Kraken ou Lido : les récompenses reçues chaque semaine sont un revenu BNC imposable au barème progressif (+ cotisations SSI si activité professionnelle, ou prélèvements sociaux 17,2 % si accessoire). Leur valeur en euros au jour de réception constitue également votre prix d'acquisition pour le calcul ultérieur de la plus-value lors de la cession.
- Airdrop : imposé en BNC à la valeur au jour de réception si vous avez fourni une contrepartie (participation à un projet, utilisation d'un protocole). Gratuit sans contrepartie = non imposable à la réception, mais la base d'acquisition est alors 0, ce qui maximise la plus-value future.
- Mining GPU : BIC (bénéfices industriels et commerciaux) si l'activité est exercée à titre professionnel avec du matériel dédié, avec les charges associées (électricité, matériel) déductibles.
Attention : le régime micro-BNC (abattement 34 %) est techniquement applicable si les recettes BNC annuelles restent sous 83 600 €, mais la tenue d'un historique de toutes les récompenses reçues (avec leur valeur EUR au jour de réception) est indispensable dans tous les cas.
Obligation 3916-bis : déclarer ses comptes crypto étrangers
Tout résident fiscal français qui détient un compte sur une plateforme d'échange centralisée (CEX) établie à l'étranger est soumis à une obligation déclarative annuelle via le formulaire 3916-bis (art. 1649 bis C CGI, créé par LFI 2019).
Les plateformes concernées incluent notamment :
- Binance (entité Malte / Cayman selon les années)
- Coinbase Europe (entité irlandaise)
- Kraken (Payward Ltd, États-Unis)
- Bybit, OKX, KuCoin, Gate.io (entités hors UE)
- Crypto.com (Singapour / Malte)
Exception importante : les PSAN (Prestataires de Services sur Actifs Numériques) enregistrés auprès de l'AMF en France — comme Coinhouse, Bitstack ou Sunday — ne nécessitent pas de 3916-bis, car ils relèvent de la juridiction française.
Également exclus de l'obligation 3916-bis : les wallets décentralisés (MetaMask, Ledger, Trust Wallet, Phantom). Ces logiciels ne constituent pas un « compte » au sens fiscal. En revanche, les gains réalisés via ces wallets restent pleinement imposables au titre de l'art. 150 VH bis CGI.
Le formulaire 3916-bis se remplit sur impots.gouv.fr (cases 8UU et 8UV) en même temps que la déclaration 2042 (mai-juin 2026). Les sanctions en cas d'omission sont identiques à celles du 3916 bancaire : 1 500 € par compte non déclaré (art. 1736 IV CGI), portées à 10 000 € si la plateforme est établie dans un État ou territoire non coopératif (ETNC), et la prescription est portée à 10 ans (vs 3 ans habituels) en cas de non-déclaration.
DAC8 : les échanges crypto sous surveillance dès 2026
La directive européenne DAC8 (UE 2023/2226 du 17 octobre 2023) est l'équivalent crypto de DAC7. Elle impose à tous les prestataires de services sur actifs numériques (CASP — Crypto-Asset Service Providers) opérant dans l'UE de collecter et transmettre aux autorités fiscales les informations de leurs utilisateurs.
Le calendrier est le suivant :
- Collecte des données 2026 par les CASP (Binance Europe, Coinbase, Kraken via leur entité européenne, etc.)
- Première transmission aux administrations fiscales (DGFiP, BZSt, HMRC…) : 31 janvier 2027 sur les revenus 2026
- Croisement automatique avec les déclarations 2042 des contribuables français : printemps 2027
Concrètement, les CASP devront transmettre pour chaque utilisateur : nom, prénom, adresse, NIF (numéro de TVA ou SIREN), État de résidence fiscale, IBAN du compte de retrait, et le détail des transactions (volume, montant en euros, type d'actif). La situation est analogue à DAC7 pour les plateformes comme Malt ou Airbnb — voir notre guide DAC7.
Ce que cela change concrètement en 2026 : toute transaction sur Binance, Coinbase, Kraken ou tout autre CASP établi en UE (ou ayant des clients en UE) laissera une trace transmise à la DGFiP. Le croisement avec la déclaration 2042 sera aussi systématique que celui opéré aujourd'hui sur les revenus Malt, Upwork ou Airbnb.
Crypto détenue par une SASU ou EURL à l'IS
Si votre société (SASU, EURL à l'IS, SAS, SARL) investit directement en cryptomonnaies depuis son compte de trésorerie, le traitement est radicalement différent.
Les actifs numériques détenus par une personne morale à l'IS sont traités comme des actifs financiers :
- Inscription à l'actif du bilan au coût d'acquisition (compte 502 — valeurs mobilières de placement ou compte 261 selon qualification)
- Plus-values réalisées : intégrées dans le résultat fiscal et imposées à l'IS (15 % sur la première tranche de 42 500 € de bénéfice si PME, puis 25 %)
- Moins-values : déductibles du résultat fiscal, réduisant l'IS dû
- Provision pour dépréciation possible si la valeur de marché au 31/12 est inférieure au prix d'acquisition (prudence comptable obligatoire)
Il n'existe pas de régime de titres de participation pour les actifs numériques (le régime d'exonération à 88 % art. 219 I a quinquies CGI ne s'applique pas). La plus-value IS est donc pleinement imposable au taux de droit commun.
Pour un freelance en SASU qui souhaite détenir des crypto : mieux vaut les détenir à titre personnel (PFU 30 %) plutôt que via la société, car la combinaison IS (15-25 %) + PFU dividendes (31,4 %) sur les sommes sorties serait nettement moins favorable.
Exception : si la SASU réalise d'importants déficits par ailleurs, des moins-values crypto au niveau de la société pourraient être utiles pour les imputer. À analyser avec un expert-comptable.
Procédure de déclaration pas à pas (mai 2026)
Voici les étapes concrètes pour déclarer vos plus-values crypto lors de la déclaration de revenus 2025 (mai 2026) :
- Étape 1 — Recenser toutes vos transactions 2025 : exportez l'historique complet depuis chaque CEX (Binance, Coinbase, Kraken…) et chaque DEX via vos wallets (Etherscan, BSCScan…). Idéalement, utilisez un agrégateur comme Waltio ou Koinly.
- Étape 2 — Calculer le PAG et les plus-values : appliquez la formule art. 150 VH bis CGI pour chaque cession. Un logiciel spécialisé automatise ce calcul. Vérifiez que le PAG de départ (au 1er janvier 2025) correspond bien au PAG cumulé de toutes vos acquisitions historiques.
- Étape 3 — Remplir le formulaire 2086 : une ligne par cession (ou par groupe de cessions si vous utilisez un agrégateur), avec les montants issus de l'étape 2. La totalisation en section III vous donne la plus-value nette annuelle.
- Étape 4 — Reporter sur la 2042 : case 3AN (plus-values) ou 3BN (moins-values). Si vous avez des revenus BNC de staking/mining, ceux-ci se reportent en case 5HQ (micro-BNC) ou 5QC/5QI (BNC réel).
- Étape 5 — Déclarer vos comptes étrangers via 3916-bis : un formulaire par compte CEX étranger (Binance, Coinbase, Kraken…), cases 8UU/8UV de la 2042. Même si le compte est à zéro au 31 décembre, il doit être déclaré s'il a été utilisé dans l'année.
- Étape 6 — Conserver les justificatifs 10 ans (art. L102 B LPF) : exports CSV des plateformes, captures d'écran des cours de référence, rapports générés par le logiciel fiscal.
6 pièges critiques à éviter
- Confondre le seuil 305 € avec un abattement. Le seuil porte sur le total des prix de cession bruts (pas sur la plus-value). Une fois dépassé, la totalité des gains de l'année est imposable, sans exonération partielle. Un micro-transaction en stablecoin peut suffire à franchir le seuil.
- Oublier les échanges crypto-to-crypto. Beaucoup de détenteurs pensent qu'un échange BTC → ETH est fiscalement neutre. C'est faux en droit français : chaque échange est une cession taxable. Cela peut générer des plus-values importantes même sans jamais convertir en euros.
- Négliger le PAG des récompenses de staking. Chaque récompense de staking reçue augmente votre PAG (à hauteur de sa valeur en euros au jour de réception), ce qui réduit les plus-values futures. Si vous ne tracez pas ces entrées, vous payerez un impôt sur du gain déjà imposé en BNC.
- Omettre la déclaration 3916-bis. Beaucoup de freelances ignorent cette obligation pour leurs comptes Binance ou Coinbase. La pénalité de 1 500 €/compte est automatique, sans mise en demeure préalable, et la prescription de 10 ans permet à la DGFiP de remonter jusqu'en 2016. Avec DAC8, le risque de détection monte en 2027.
- Croire que les wallets décentralisés sont invisibles. MetaMask, Ledger et autres wallets ne nécessitent pas de 3916-bis, mais les transactions on-chain sont publiques et consultables sur les explorateurs de blocs. La DGFiP peut recouper votre adresse on-chain avec votre identité via les dépôts et retraits sur les CEX déclarés en DAC8.
- Investir via sa SASU sans analyse préalable. La double imposition IS + PFU dividendes (31,4 %) sur les sorties de trésorerie rend la détention de crypto par une société en général moins favorable que la détention personnelle (PFU 30 %). Discutez la structure avec votre expert-comptable avant tout investissement significatif depuis la trésorerie de la société.
Questions fréquentes
Les NFT sont-ils soumis au même régime ? Oui, les NFT sont des actifs numériques au sens de l'art. L54-10-1 du Code monétaire et financier, sous réserve qu'ils ne soient pas qualifiés d'œuvres d'art ou de droits d'auteur (auquel cas un régime spécifique s'applique). La grande majorité des NFT de collection (PFPs, gaming) relèvent de l'art. 150 VH bis CGI.
Que se passe-t-il si j'ai réalisé des moins-values en 2025 ? Les moins-values nettes de l'année sont imputables uniquement sur les plus-values de la même année. Elles ne se reportent pas sur les années suivantes, contrairement aux moins-values sur valeurs mobilières (actions, ETF). En cas de moins-value nette, votre plus-value imposable est nulle et vous n'avez pas d'impôt à payer, mais la perte est définitivement perdue fiscalement.
Quelle est la date de référence pour le cours de change ? La valeur en euros d'une crypto est appréciée à la date de la transaction (cession, réception de staking, etc.), généralement au cours de marché constaté sur la plateforme utilisée. En cas de litige, la DGFiP peut s'appuyer sur des cours de référence publics (CoinGecko, CoinMarketCap). Conservez les captures d'écran ou les exports CSV horodatés.
Le don de crypto à un proche est-il imposable ? Oui. Un don (donation) de crypto est assimilé à une cession à titre onéreux pour le donateur au prix de marché au jour du don (art. 150 VH bis CGI), et les droits de donation s'appliquent pour le bénéficiaire (barème des mutations à titre gratuit, avec abattements selon le lien de parenté).
Mes anciens achats avant 2019 sont-ils pris en compte dans le PAG ? Oui. Si vous avez acheté du Bitcoin en 2017 ou 2018, ces acquisitions entrent dans votre PAG. Vous devez reconstituer l'historique complet depuis votre premier achat, même antérieur au régime art. 150 VH bis CGI (en vigueur depuis le 1er janvier 2019). La charge de la preuve du PAG repose sur le contribuable.
Comment régulariser des années non déclarées ? La procédure de régularisation spontanée reste disponible : déposez des déclarations rectificatives (formulaire 2042 + 2086 pour chaque année concernée) via votre espace impots.gouv.fr, accompagnées d'un courrier expliquant la démarche. Cela limite généralement la sanction aux intérêts de retard (0,2 %/mois, art. 1727 CGI) sans majoration de 40 % ou 80 %. Compte tenu de la montée en puissance de DAC8, agir avant la première transmission (31 janvier 2027) est fortement recommandé.
Pour aller plus loin sur les obligations déclaratives liées aux comptes étrangers, consultez notre guide complet sur la déclaration des comptes à l'étranger (3916 et 3916-bis). Et pour comprendre comment les données des plateformes arrivent à la DGFiP, notre article sur DAC7 et les plateformes freelance vous donne le cadre général de la transparence fiscale numérique en Europe.